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Le pensée de Benedicto XVI - I / El pensamiento de Benedicto XVI - I / Benedikts Denken - I / Il pensiero di Benedetto

Le pensée de Bénoît XVI - I

Commentaire eleison CCVIII

Le numéro 205 de ce Commentaire a annoncé une série de quatre numéros qui montreraient à quel point la « façon de croire » du Pape est « désorientée ». Ces numéros résument de fait l’étude précieuse rédigée il y a deux ans sur ce sujet par Mgr Tissier de Mallerais, l’un des quatre évêques de la Fraternité St Pie X. Monseigneur dit que son étude, intitulée La Foi au Péril de la Raison, est « sans prétention », mais elle tire bien au clair le problème fondamental du Pape : comment croire en la Foi catholique de façon à ne pas exclure les valeurs du monde moderne. L’étude montre qu’une telle façon de croire est nécessairement désorientée, même si le Pape croit encore en quelque sorte.

L’étude se divise en quatre parties. Après une Introduction importante à « l’Herméneutique de Continuité » du Pape, Mgr Tissier examine brièvement les racines philosophiques et théologiques de la pensée du Pape. En troisième lieu il en expose les fruits pour l’Evangile, le dogme, l’Eglise et la société, pour la Royauté du Christ et pour les fins dernières. Il conclut par un jugement pondéré sur cette Foi « rénovée » du Pape, jugement aussi critique qu’il est respectueux. Commençons par un survol de l’Introduction :--

Le problème de fond pour Benoît XVI, comme pour nous tous, c’est l’affrontement entre la Foi catholique et le monde moderne. Par exemple le Pape voit bien que la science moderne est amorale, que la société moderne est laïciste et que la culture moderne est multi-religieuse. Spécifiquement, dit-il, ce sont la Foi et la Raison qui s’affrontent, la Foi de l’Eglise et la Raison telle qu’elle a été élaborée par les Lumières du 18me siècle.  Pourtant il reste convaincu que l’on peut et on doit les interpréter de façon à les mettre en harmonie l’une avec l’autre. C’est pour cela qu’au Concile de Vatican II, Concile qui cherchait lui aussi à mettre en harmonie la Foi avec le monde d’aujourd’hui, il a joué un rôle central. Mais les Traditionalistes attribuent l’échec du Concile au fait précis que ses principes sont inconciliables avec la Foi. D’où « l’Herméneutique de la Continuité », autrement dit, système d’interprétation élaboré par Benoît XVI pour montrer qu’il n’y a pas de rupture entre la Tradition catholique et Vatican II.

Les principes de son « herméneutique » remontent à un historien allemand du 19me siècle, Wilhelm Dilthey (1833-1911). Dilthey maintenait que les vérités qui surgissent dans l’histoire ne peuvent être comprises que dans leur histoire, et que les vérités humaines ne peuvent être comprises tant que le sujet humain ne s’engage pas comme sujet dans cette histoire. Dès lors pour que le noyau des vérités du passé puisse continuer dans le présent, il faut qu’on les dépouille de tous leurs éléments périmés du passé pour les remplacer par des éléments de première importance pour le temps présent. Benoît applique à l’Eglise ce processus double de purification et d’enrichissement. D’une part la Raison doit purifier la Foi de ses erreurs du passé, par exemple son absolutisme, et d’autre part la Foi doit amener la Raison à modérer ses attaques contre la religion, et à se rappeler que ses valeurs comme la liberté, l’égalité et la fraternité ont pris leur origine toutes dans l’Eglise.

La grande erreur ici du Pape, c’est que les vérités de la Foi catholique qui ont construit la civilisation chrétienne et qui fondent le peu qui en reste encore, ne surgissent pas du tout dans l’histoire humaine, elles puisent leur origine dans le sein éternel du Dieu immuable. Ce sont des vérités éternelles, venant de l’éternité et d’une durée éternelle : « Le ciel et la terre passeront, » dit Notre Seigneur, « mais mes paroles ne passeront pas » (Mt. XXIV, 35). Ni Dilthey ni Benoît XVI apparemment ne conçoit qu’il puisse y avoir des vérités loin au-dessus de l’histoire humaine et de tout son conditionnement. Si le Pape pense qu’en faisant de telles concessions à la Raison sans Foi, il va attirer à la Foi les sectaires de la Raison, qu’il se ravise. Ceux-ci ne feront que mépriser la Foi encore plus !

Dans la deuxième partie de l’étude de Mgr Tissier, nous verrons les racines philosophiques et théologiques de la pensée de Benoît XVI.

Kyrie eleison

El pensamiento de Benedicto XVI - I 
 
Comentario eleison CCVIII
 

El "Comentario Eleison" del 18 de Junio prometió cuatro números del "Comentario" que mostrarían lo "desorientado" que está el Papa Benedicto XVI en su "manera de pensar". De hecho presentan un resumen del precioso tratado acerca de su pensamiento, escrito hace dos años por Mons. Tissier de Mallerais, uno de los cuatro obispos de la Fraternidad de San Pio X. El tracto del obispo, La Fe Puesta en Peligro por la Razón, le llama "sin pretensiones", pero de hecho expone bien el problema fundamental del Papa - como creer en la Fe Católica de manera tal que no se necesiten excluir los valores del mundo moderno. El tracto muestra que esa manera de creer necesariamente está desorientada, aún si el Papa de alguna manera aún cree.

Se divide en cuatro partes. Después de una importante Introducción a la "Hermenéutica de la Continuidad" de Benedicto XVI, Mons. Tissier revisa brevemente las raíces filosóficas y teológicas del pensamiento del Papa. En tercer lugar expone sus frutos para el Evangelio, para el dogma, para la Iglesia y la sociedad, para el Reinado de Cristo y para los Novisimos. Concluye con un juicio moderado de la Fe "renovada" del Papa, bastante crítico pero en su totalidad respetuoso. Empecemos con una síntesis de la Introducción:--

El problema básico para Benedicto XVI, como para todos nosotros, es el choque entre la Fe Católica y el mundo moderno. Por ejemplo,  el ve que la ciencia moderna es amoral, que la sociedad moderna es secular y la cultura moderna multi-religiosa. El especifica que este choque se da entre la Fe y la Razón, entre la Fe de la Iglesia, y la Razón tal como se concibió a partir de la Ilustración del siglo XVIII. Sin embargo, el está convencido de que estas pueden y deben ser interpretadas de manera que se puedan unir armoniosamente. De ahí su participación intensa en el Vaticano II, un Concilio que también intentó reconciliar la Fe con el mundo actual. Mas los Tradicionalistas dicen que el Concilio falló debido a que sus mismos principios son irreconciliables con la Fe. De ahí la "Hermenéutica de la Continuidad" del Papa Benedicto, un sistema de interpretación para demostrar que no existe ruptura entre la Tradición Católica y el Vaticano II.

Los principios de la "hermenéutica" de Benedicto se remontan a un historiador Alemán del siglo XIX, Wilhelm Dilthey (1833-1911). Dilthey sostenía que debido a que las verdades se presentan en la historia, pueden ser entendidas únicamente en su historia, y las verdades humanas no pueden ser entendidas sin el involucramiento del sujeto humano contemporáneo en esa historia. Así es que para trasladar la esencia de las verdades pasadas al presente, uno necesita quitarle todos los elementos que pertenezcan al pasado, hoy en día irrelevantes, y reemplazarlos con elementos de importancia para el presente que se vive. Benedicto aplica a la Iglesia este doble proceso de purificación y enriquecimiento. Por una parte la Razón necesita purificar a la Fe de sus errores pasados, por ejemplo su absolutismo, mientras por otra parte la Fe necesita lograr que la Razón modere sus ataques a la religión y recuerde que sus valores humanos, libertad, igualdad y fraternidad, se originaron todos en la Iglesia.

El gran error del Papa en esto es que las verdades de la Fe Católica, sobre las cuales se fundó la civilización Cristiana y sobre las cuales sus restos débiles aún descansan, tienen sus orígenes de ninguna manera en la historia humana sino en el seno del Dios inmutable. Son verdades eternas, desde la eternidad, para la eternidad. "El cielo y la tierra pasarán, pero mis palabras no pasarán", dice Nuestro Señor (Mateo XXIV,35). Ni Dilthey ni, aparentemente, Benedicto XVI puede concebir verdades más allá de la historia humana y por encima de todo su condicionamiento.

Si el Papa piensa que al hacer dichas concesiones a la Razón sin fe, atraerá a sus adeptos hacia la Fe, que lo piense de nuevo. ¡Simplemente despreciaran a la Fe aún más !  En el próximo número, las raíces filosóficas y teológicas del pensamiento de Benedicto.    

 
Kirie eleison

 

Benedikts Denken - I

Eleison Kommentare CCVIII

Der ,,Eleison Kommentar" vom 18. Juni 2011 versprach eine Folge von vier Ausgaben, welche die ,,Verwirrung" in der ,,Glaubensweise" von Papst Benedikt XVI. aufzeigen. Die Folge stellt eine Zusammenfassung des wertvollen Traktats dar, welches Bischof Tissier de Mallerais als einer der vier Bischöfe der Priesterbruderschaft St. Pius X. vor zwei Jahren über Benedikts Denken schrieb. Das Traktat heißt ,,Der Glaube, gefährdet durch die Vernunft" (,,The Faith Imperilled by Reason"), und der Bischof bezeichnet es als ,,schlicht" - trotzdem deckt es das grundsätzliche Problem des Papstes auf, d.h. wie man den katholischen Glauben der Kirche vollständig bekennen kann, ohne die Werte der modernen Welt verurteilen zu müssen. Das Traktat belegt, daß eine solche Glaubensweise zwingendermaßen verwirrt ist, auch wenn der Papst selber noch  irgendwie glaubt. 

Das Traktat besteht aus vier Teilen. Nach einer wichtigen Einführung in die ,,Hermeneutik der Kontinuität" untersucht der Bischof kurz die philosophischen und theologischen Wurzeln des päpstlichen Denkens. Im dritten Teil legt er dann die Früchte dieses Denkens dar im Hinblick auf die Hl. Schrift, das Dogma, die Kirche und Gesellschaft, die Christkönigsherrschaft und die letzten Dinge. Der Bischof schließt sein Traktat dann mit einem maßvollen Urteil über den Neuglauben des Papstes - sehr kritisch, aber voller Respekt. Beginnen wir mit einem Überblick der Einleitung :-- 

Das grundlegende Problem von Benedikt XVI. ist - wie eigentlich für uns alle - der Gegensatz zwischen dem katholischen Glauben und der modernen Welt. So erkennt der Papst zum Beispiel durchaus, daß die moderne Wissenschaft amoralisch, die moderne Gesellschaft säkular und die moderne Kultur multireligiös ist. Er ortet den Gegensatz als zwischen Glaube und Vernunft bestehend - zwischen dem Glauben der Kirche und der von der Aufklärung des 18. Jahrhunderts herausgearbeiteten Vernunft. Allerdings ist er davon überzeugt, beide auf eine solche Weise auslegen zu  können und zu müssen, daß sie in Einklang zueinander stehen. Dieser Überzeugung entsprang seine intensive Teilnahme am Zweiten Vatikanum, denn dieses Konzil versuchte gleichfalls, den katholischen Glauben mit der modernen Welt zu versöhnen. Die traditionellen Katholiken halten dieses Konzil allerdings für mißlungen, weil seine Grundsätze mit dem wahren Glauben unvereinbar sind. Daher rührt Papst Benedikts ,,Hermeneutik der Kontinuität", d.h. sein System der Auslegung, welches zeigen will, daß es keinen Bruch zwischen katholischer Tradition und dem Zweiten Vatikanum gegeben hat. 

Die Grundsätze der Benediktschen ,,Hermeneutik" gehen zurück auf den deutschen Historiker Wilhelm Dilthey (1833 - 1911). Dieser behauptete, daß die innerhalb der Geschichte auftretenden Wahrheiten nur innerhalb ihrer jeweiligen Geschichte verstanden werden können, und daß die den Menschen betreffenden Wahrheiten grundsätzlich nur unter Beteiligung des jetzigen menschlichen Subjekts in der jeweiligen Geschichte verstehbar seien. Um den Kern von Wahrheiten aus der Vergangenheit in die Gegenwart zu übertragen, müssen demnach alle Bestandteile aus dieser Vergangenheit, welche heute belanglos sind, entfernt und mit Bestandteilen ersetzt werden, welche in der jetzigen Zeit wichtig sind. Benedikt wendet diesen zweistufigen Vorgang der ,,Reinigung und Bereicherung" auf die Kirche an. So meint er einerseits mit der Vernunft den Glauben von seinen Fehlern der Vergangenheit reinigen zu müssen, beispielsweise den früheren Absolutismus. Andererseits muß man - so meint er - mit Hilfe des Glaubens die Vernunft der Aufklärung im Hinblick auf ihre Angriffe gegen die Religion mäßigen, und sie daran erinnern, daß ihre menschlichen Werte, ihre Freiheit, Gleichheit und Brüderlichkeit alle ihren Ursprung in der Kirche hätten. 

Der große Denkfehler des Papstes liegt hier darin begründet, daß die Wahrheiten des katholischen Glaubens - auf welchen die christliche Zivilisation erbaut war und worauf ihre schwachen Reste immer noch ruhen - ihren Ursprung keinesfalls innerhalb der menschlichen Geschichte haben, sondern im ewigen Schoß des unveränderlichen Gottes. Es sind ewige Wahrheiten, aus der Ewigkeit und für die Ewigkeit. ,,Himmel und Erde werden vergehen, meine Worte aber werden nicht vergehen", spricht unser Herr (Matthäus 24,35). 

Weder vermag Dilthey noch scheinbar Benedikt XVI. sich solche Wahrheiten vorzustellen, welche die menschliche Geschichte und vor allem ihre Aufbereitung weit überragen. Wenn der Papst denkt, daß er durch solche Zugeständnisse an die glaubenslose Vernunft deren Anhänger zum wahren Glauben bringen wird, so hat er falsch gedacht. Denn diese Anhänger verachten den Glauben dadurch nur noch mehr! 

Nächstes Mal werden wir die philosophischen und theologischen Wurzeln von Papst Benedikts Denken betrachten.

Kyrie eleison.

La responsabilitè del tremore

Commenti eleison CCVIII

"Commenti Eleison" del 18 giugno ha promesso una serie di quattro numeri in cui si dimostra come sia "disorientato" il "modo di credere" di Papa Benedetto XVI. Essi presenteranno infatti una sintesi del prezioso studio scritto due anni fa da Mons. Tissier de Mallerais, uno dei quattro vescovi della Fraternità San Pio X, sul pensiero del Papa. Lo studio del vescovo, La fede in pericolo per la ragione, che lui definisce "senza pretese", mette a nudo il problema fondamentale del Papa: come credere nella Fede cattolica in modo tale da non escludere i valori del mondo moderno. In esso si dimostra che un tale modo di credere è necessariamente disorientato, anche se il Papa in qualche modo crede ancora.  

Lo studio si divide in quattro parti. Dopo un’importante Introduzione all’"ermeneutica della continuità" di Benedetto XVI, Mons. Tissier si sofferma brevemente sulle radici filosofiche e teologiche del pensiero del Papa. Espone poi i frutti di questo pensiero a riguardo del Vangelo, del dogma, della Chiesa e della società, della Regalità di Cristo e dei Fini Ultimi. Infine conclude con un giudizio misurato sulla nuova fede del Papa, molto critico, ma del tutto rispettoso.

Iniziamo con uno sguardo all’Introduzione:- 

Il problema di fondo per Benedetto XVI, come per tutti noi, è costituito dallo scontro tra la Fede cattolica e il mondo moderno. Per esempio, egli vede che la scienza moderna è amorale, che la società moderna è secolarizzata e la cultura moderna è multi-religiosa. Egli precisa che lo scontro è fra fede e ragione, fra la Fede della Chiesa e la ragione come elaborata dall’Illuminismo del XVIII secolo.  Tuttavia, egli è convinto che queste possano e debbano essere interpretate in modo tale da armonizzarle tra loro. Da qui la sua incisiva partecipazione al Vaticano II, un Concilio che ha tentato anch’esso di riconciliare la Fede col mondo di oggi. Ma i tradizionalisti sostengono che il Concilio ha fallito, perché i suoi principi sono inconciliabili con la Fede. Da qui l’"ermeneutica della continuità" di Papa Benedetto, ossia un sistema di interpretazione che dimostrerebbe che non v’è rottura fra la Tradizione cattolica e il Vaticano II. 

I principi dell’"ermeneutica"  di Benedetto XVI risalgono ad uno storico tedesco del XIX secolo, Wilhelm Dilthey (1833-1911). Dilthey sosteneva che le verità sorgono dalla storia, così che esse possono essere comprese solo nella loro storia, e le verità umane non possono essere comprese senza il coinvolgimento del soggetto umano in questa storia. Ne consegue che per perpetuare nel presente il nucleo delle verità del passato, occorre depurarle da tutti gli elementi che appartengono al passato, ormai irrilevanti, e sostituirli con gli elementi importanti del presente. Questo doppio processo di purificazione e di arricchimento, Benedetto XVI lo applica alla Chiesa. Da un lato, la ragione deve purificare la Fede dagli errori del passato, per esempio dall’assolutismo, dall’altro, la Fede deve muovere la ragione a moderare i suoi attacchi contro la religione e a ricordare che i suoi valori umanistici di libertà, uguaglianza e fraternità sono tutti originati dalla Chiesa. 

Il grande errore del Papa sta nel ritenere che le verità della Fede cattolica, su cui è  stata edificata la civiltà cristiana e si fonda il debole resto rimasto, abbiano la loro origine nella storia umana, mentre in realtà esse originano dal seno eterno dell’immutabile Iddio. Esse sono verità eterne, dall’eternità per l’eternità. "Il cielo e la terra passeranno, ma le mie parole non passeranno", dice Nostro Signore (Mt. XXIV, 35). Né Dilthey né, come sembra, Benedetto XVI potrebbero concepire delle verità così al di sopra della storia umana, né al di sopra di qualche loro condizionamento storico. Se il Papa pensa che facendo simili concessioni alla ragione infedele possa attrarre i suoi adepti alla Fede, bisogna farlo ricredere. Essi semplicemente disprezzeranno la Fede ancor di più! 

Nel prossimo si dirà  delle radici filosofiche e teologiche del pensiero di Benedetto XVI.

Kyrie eleison

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